Pour la réussite ? L’échec, un passage obligatoire?

Nous avons tous échoué à un moment ou à un autre. Derrière chaque idée ou projet que je concrétise se cachent d’autres initiatives qui n’ont jamais vu le jour . Et pour être franc, moi, ça ne me dérange pas. Les échecs sont inévitables, alors au lieu de chercher à tout prix à les éviter, il faut savoir en tirer des leçons. J’enfonce peut-être des portes ouvertes en disant cela, mais c’est une réalité : la réussite dépend de notre capacité à apprendre de nos erreurs. Aujourd’hui, je propose d’aller encore plus loin dans cette idée : et si nous adoptions une véritable « Regard de l’échec » ?

 

Évidemment, « Regard de l’échec » ne signifie pas que l’objectif est d’aller droit dans le mur. Le problème dans les entreprises, c’est que les leaders finissent souvent par se concentrer sur tous les petits détails des activités quotidiennes, en étant tentés de tout gérer pour assurer la continuité et éviter les mauvaises surprises. Mais d’où vient cette peur de la prise de risques calculés ?

La prise de risques, vecteur de l’échec ?

Si les approches les plus prudentes assurent la continuité et sont parfois propices à la médiocrité, la prise de risques sans crainte de l’échec peut produire des innovations véritablement révolutionnaires.

Je ne dis pas qu’il faut prendre des risques à tout prix, mais je pense qu’il existe de nombreuses façons d’apprendre, notamment par l’échec. Prenons un exemple : saviez-vous que la création du Coca Cola, était une invention purement accidentelle ? Mais en se trompant dans la composition, il a en fait Un succès incroyable. Donc, si l’on compare son objectif initial au résultat, c’est un échec total… mais une belle réussite au final !

Qu’en est-il du rôle des managers dans le « Regard de l’échec ». Comme son nom l’indique, l’heureux hasard reste un hasard : impossible donc de le provoquer à la demande. Ce qu’il faut faire, c’est cultiver un environnement propice à ces réussites inattendues. Concrètement, cela signifie montrer l’exemple par l’échec, en faisant des essais, en prenant des risques calculés, en proposant des idées ambitieuses et en encourageant la créativité à tous les niveaux. Bien gérée, la prise de risque peut générer des changements positifs de grande ampleur. Cela demande évidemment du temps, des efforts et de la motivation, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Échouer par excès de prudence, c’est possible

Aujourd’hui, les « intrapreneurs » peinent parfois à concrétiser leurs idées ou leurs projets en raison des contraintes d’entreprise ou culturelles qui prônent la prudence. Donc, en tant que responsable ou membre d’équipe, il m’incombe de surmonter cette peur du risque, même s’il s’agit là de l’un des aspects les plus difficiles de mon travail. En effet, l’excès de prudence peut nuire à la créativité et aux « heureux hasards » dont nous avons parlé précédemment. Ne vous focalisez pas sur les innombrables modèles et autres tests, et essayez d’être un peu moins prudents. Ne voyez pas la culture de l’échec comme une menace, mais comme un vecteur d’innovation et de réussites inattendues.

Comment procéder ?

Encouragez l’expérimentation à l’échelle de votre entreprise. Pour cela, il vous faudra un système de support solide et une structure bien définie pour les nouvelles idées. Assurez-vous que vos collaborateurs puissent prendre le temps de penser et réfléchir, et laissez-les proposer des idées qui sortent du moule. Et lorsqu’ils échouent (encore une fois, c’est inévitable), assurez-vous qu’ils apprennent de leurs échecs et qu’ils partagent leur expérience à l’échelle de l’entreprise. Gardez ces échecs en tête et parlez-en régulièrement, non pas pour critiquer vos collaborateurs, mais pour que tout le monde comprenne ce qui n’a pas marché pour faire mieux la fois suivante. Ce sont ces expériences qui permettront à tous de progresser et de générer un bon « retour sur informations ». Pour résumer, échouez souvent, mais échouez utile !

Je pense que c’est là l’une des clés de l’esprit de conquête : quand on se passionne pour son travail, on va bien au-delà des objectifs fixés. On se dépasse, on surperforme. Avec cette mentalité, l’échec est un levier sur lequel on s’appuie pour progresser, pas une fatalité. Et c’est ce levier, cette passion qui guidera votre entreprise sur le chemin de la réussite.

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